12 juin 2008

Bienvenue

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Ce blog est fait pour ceux qui souhaitent

en savoir plus sur l'ouvrage

"J'avais 20 ans en 68" de Jean Paul BOSMAHER

paru début mars 2008 aux Editions Gérard Louis

02 juin 2008

Dédicaces

vendredi 6, samedi 7 et dimanche 8 juin de 9h30 à 19h00 à Metz lors de l'ETE DU LIVRE (place d'Armes) 

vendredi 30 mai dès 15h30 à la Librairie Lambert à Neufchâteau 

jeudi 15 mai à 17h30 au Forum FNAC de Nancy 

samedi 5 avril et dimanche 6 avril toute la journée : Journée d'Histoire Régionale de Lorraine au Centre Mondial de la Paix de Verdun

samedi 29 mars dès 15h00 à la Librairie Madison Nuggets à Bar le Duc

samedi 8 mars et dimanche 9 mars : Foire aux Vieux Papiers de Bar le Duc

11 mai 2008

On en parle

dimanche 11 mai : Est Républicain - Région Lorraine

vendredi 9 mai : France 3 Lorraine Champagne Ardennes dans l'émission Midi Pile : Invité Jean Paul Bosmaher dès 12h00.

lundi 5 mai au vendredi 9 mai : France Bleu Sud Lorraine Emission Quatre Quarts : Gagnez l'ouvrage de Jean Paul Bosmaher, "J'avais 20 ans en 68" dès 16h00

mercredi 23 avril : avant-première du documentaire "Mai 68 - Etrange Mécanique" (52 mn) film de Jean Luc Marino et Nicolas Poinsignon au 1993585338.jpgCentre Jean L'hôte de Neuves-Maisons (54) à 20h30.

Jean Paul Bosmaher témoigne dans ce film au côté de sidérurgistes, agriculteurs de Neuves-Maisons, Pompey et Lorraine Champagne Ardennes.

Invitation à la projection - Entrée Libre, cliquez ici

samedi 26 avril : "Mai 68 - Etrange Mécanique" sur France 3 Lorraine Champagne Ardennes à 16h20 (Ere Production). autre lien

http://www.mai-68.org/

http://www.enmeuse.fr/

http://www.europe1.fr

http://www.rfi.fr/actufr/articles/100/article_65115.asp

http://www.lorraine.iufm.fr rubrique actualités

Les autres publications de Jean Paul Bosmaher dans la presse... 

"Les années 50 en Lorraine" EstRépublicain du 8 octobre 2003.jpg"Les recettes meusiennes de nos grands-mères" EstRépublicain du 4 décembre 2004.jpg

04 mars 2008

La couv' du pavé

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Comment commander ?

 

"J'avais 20 ans en 68" de Jean Paul Bosmaher

Gérard Louis Editeur 

 

Un livre broché cousu

Format : 21 X 21 cm

368 pages- plus de 50 illustrations n&b

prix : 25 euros

isbn : 978-2-914554-89-3

Pour commander cet ouvrage, cliquez ici

ou rendez-vous chez votre libraire le plus proche !

Gérard Louis Editeur

La maison d'édition Gérard Louis est située à Haroué en Meurthe et Moselle.

Pour en savoir plus : www.gerard-louis.com

Extraits

 
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1968 n'a pas commencé en 1968 mais quelques années auparavant. Certes, il ne s¹agit pas de tomber dans l'illusion rétrospective selon laquelle tout ce qui est arrivé se devait d¹arriver. Mais de montrer que bien des événements de 68 étaient en germe dans les années qui ont précédé : tel est l'enjeu de ce livre. Un peu partout dans le monde alors les universités bouillonnaient, et ce n¹est que par un hasard insolite de l’histoire que l’embrasement a eu lieu à Paris plutôt qu’à New-York, Tokyo, Londres, Rome ou à Berlin.

[…]

Le début des années soixante, c’était peut-être les années heureuses des Trente Glorieuses, mais c'était aussi un monde fissuré, cacochyme, vieillissant, dont l’idéologie datait du dix-neuvième siècle, et dont les moeurs étaient inconciliables avec l'immense mouvement de jeunesse et d¹espoir que portait le baby-boom. Celui-ci ne pouvait que le faire exploser.

[…]

Là, tout pour nous pourrir la vie ! D'abord, nous devions tous porter la blouse, comme au cours complémentaire dans les années cinquante. Rappel à l'ordre. Bref, c’étaient des blouses républicaines, la coiffure devait être adaptée à la blouse : cheveux coupés courts, deux centimètres maximum et coupe au bol tolérée. Mais les choses n’étaient pas faciles : faire l'amour était alors pour les jeunes filles une entreprise à haut risque. Même les femmes mariées devaient se débattre avec la méthode Ogino ou celle des températures si elles voulaient éviter les grossesses à répétition. Bien des hommes pratiquaient le coït interrompu, et la capote anglaise n’était guère utilisée que par les troufions. Or, en cas de problème, il ne pouvait être question d'avortement...

[…]

Il n’y a pas à dire : on en apprenait des choses dans les journaux ! Les moins innocents d'entre nous n’ignoraient pas qu’il y avait bien quelques différences idéologiques et programmatiques entre les principaux candidats, mais de là à savoir tout ce que l'on apprenait dans les journaux ! Les élections présidentielles, ce n¹était pas seulement assurer l¹avenir de  la République nouvelle en apportant à de Gaulle l'adhésion massive des citoyens, c'était un peu « Règlement de comptes à O.K corral » ! Tous des copains qui se connaissaient depuis plus de vingt ans, tous des gens qui avaient déjà lourdement tâté de la politique, soit dans un camp, soit dans l¹autre, soit dans les deux, soit dans le même ! Et qui venaient maintenant se bouffer le nez dans la petite lucarne à la face des Français comme s’ils étaient aussi purs en idéologie que l'Immaculée Conception et aussi vierge politiquement que Bernadette Soubirou ou sainte Thérèse de Lisieux.

[…]

Et le petit contremaître de continuer à se marrer en douce ça y était, il allait falloir que j’affronte pour la première fois de ma vie le patronat ! Je rassemblai toutes mes forces, mis à jour mon argumentation et me remémorai toute la dialectique du discours révolutionnaire que j'avais apprise avec Franck et en cours de philosophie. Puis je me dirigeai vers le groupe, les jambes flageolantes. L¹étonnant, c¹est que les messieurs en costume, qui devaient être le patron et son équipe de cadres, ne semblaient pas pour le moins hostiles. Ils semblaient même me considérer avec intérêt et le premier avait sur les lèvres le même petit sourire amusé que le contremaître. Avant que j’ai pu ouvrir un mot, il me lança : « Alors, c¹est vous le dangereux anarchiste ? C¹est vous qui distribuez des tracts subversifs à mes ouvriers ? Mais dites donc, sans jeu de mots, vous êtes un drôle de petit coco, un drôle de petit ingrat ! Moi, je vous embauche pour les vacances pour vous faire gagner un peu d’argent de poche et tout ce que vous pensez à faire, c¹est la révolution dans mon usine. Vous pensez vraiment que c¹est bien raisonnable ?... »

 

Jean Paul BOSMAHER, par lui-même...

1686846882.jpgJean-Paul BOSMAHER est né en 1947, aux abords verdoyants et rieurs de la "Meuse endormeuse et chère à mon enfance" du tendre Péguy.
Natif de Vaucouleurs, la cité qui arma Jeanne d'Arc en vue de sa glorieuse épopée, il a bu au soyeux téton d'une jeune pucelle très complaisante l'amour du peuple et un idéalisme enchanté.
Professeur de lettres, il commence à écrire dans la maturité épanouie, à la suite de la rencontre fortuite avec un ordinateur tout neuf dont il ne voyait guère l'usage.
En 2003, il publie "les années cinquante en Lorraine", où il fait revivre avec humour et émotion la vie pittoresque de la France dans l'après guerre.
Dans les "Recettes meusiennes de nos grands mères"publié en 2004, il évoque avec nostalgie et gourmandise les riches traditions du savoureux terroir meusien.
Les "Gros mots du populo", dictionnaire impertinent et truculent édité en 2006, lui permet de réhabiliter dans toute sa pittoresque verdeur rabelaisienne notre bonne vieille langue populaire si décriée.
Dans "J'avais 20 ans en 68" publié en 2008, sa plume s'engage pour dénoncer une France des années soixante engluée dans un conformisme moral et politique qui ne pouvait manquer de provoquer les célèbres "événements".
Réaliste et fantaisiste, idéaliste et sceptique, il nous donne à ressentir dans ses livres un mélange de tendresse et de passion, de lyrisme et de retenue, de sensibilité et d'ironie, tant la vie lui a appris, comme à bien d'autres, qu'on ne saurait survivre en ce bas monde sans la distance provoquée par cet "immense éclat de rire jeté à la face de l'univers" dont parlait le pathétique mais lucide Pascal.
Si vous voulez vraiment tout savoir, il aime la vie sous toutes ses formes, la nature dans tous ses états, les livres dans toutes leurs lignes, la femme dans toutes ses troublantes et fugaces incarnations...
Et bien sûr, comme tout le monde, il déteste les cons...
Bref, ce n'est guère qu'un homme ordinaire...

En résumé...

40 ans après le fameux mois de mai, Jean-Paul Bosmaher n’a rien oublié des années qui ont amené les étudiants et les ouvriers dans la rue. 

La société des adultes forte des 30 glorieuses était devenue un carcan pour une jeunesse qui refusait en vrac la politique, la religion, l'éducation... Les souvenirs de l’auteur abordent tous les sujets sans tabou et sans concession à une époque où, semble-t-il, les censeurs auraient tendance à revenir.

“1968 n’a pas commencé en 1968 mais quelques années auparavant”.

Ainsi débute ce “pavé” sur la “Révolution” de mai 68. Enfants du baby-boom élevés dans une société qui courait vers les délices de la consommation et du matérialisme, la jeunesse des années 60, en France et partout dans le monde, allait surprendre et déborder un monde d’adultes gonflé de conformisme et de règlements. Il fallait, pour comprendre cette époque, un récit brutal mais sincère, émouvant mais réaliste, et ne tombant pas dans une nostalgie de mauvais aloi. L’auteur, fils d’ouvrier, tendance anar-séducteur a vécu ces années d’étudiant à l’école normale avec une soif de connaissance et de liberté exacerbée. De sa première révolte pour défendre la longueur de ses cheveux à sa tentative de convertir des ouvriers meuniers au marxisme, il garde le souvenir d’une jeunesse pas si dorée que cela. La génération “montante”, après l’illusion libertaire, allait vite comprendre que, pour changer la société, la rue n’y suffirait pas...

Philosophie, politique, musique, rapports humains, sexualité, avortement, éducation, famille... ce livre sans être une étude sociologique est un témoignage unique sur le vécu d’une jeunesse qui croyait pouvoir changer le monde.